Création du Comité régional des trames verte et bleue : Une nouvelle étape pour préserver la biodiversité en Rhône-Alpes
Région Rhônes-Alpes /
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Publié le 16 février 2012 à 11h15.
Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes, et Jean-François CARENCO, Préfet de région, accompagnés d’Alain CHABROLLE, Vice-président délégué à la santé et à l’environnement, ont installé, ce mercredi 8 février, le Comité régional trames verte et bleue. Composé de 122 membres et organisé en 5 collèges (Etat, collectivités, associations, usagers et scientifiques), ce comité a pour mission d’élaborer le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE), afin de favoriser le déplacement des espèces animales tout en prenant en compte les activités humaines.
Afin de préserver la biodiversité exceptionnelle de son territoire, la Région Rhône-Alpes a développé, dès 2006 et en collaboration avec l’Etat, une méthodologie de mise en oeuvre des trames verte et bleue. Ainsi, le Conseil régional a mis à la disposition des acteurs du territoire 2 instruments majeurs
- la cartographie des réseaux écologiques de Rhône-Alpes, qui identifie les espaces encore favorables au déplacement des animaux, et les zones indispensables à une libre circulation des espèces mais devenues infranchissables du fait de l’activité humaine. L’exemplarité de cette cartographie vaut à la Région Rhône-Alpes d’être désignée comme l’un des 4 finalistes par l’Union Européenne au titre du Prix « Régiostars »
- les contrats de territoire « corridors biologiques » en Rhône-Alpes. La Région a déjà signé 4 Contrats : Bauges - Chartreuse, Chartreuse - Belledonne, Grésivaudan et SaintÉtienne Métropole. D’autres sont à l’étude.
Ce travail conséquent, engagé en amont du Grenelle de l’environnement en Rhône-Alpes, servira de base au Comité régional trames verte et bleue pour l’élaboration du Schéma Régional de Cohérence Ecologique, qui sera soumis à enquête publique début 2013.
Par ailleurs, ce nouveau comité a identifié 8 enjeux prioritaires :
1. l’étalement urbain et l’artificialisation des sols : des conséquences irréversibles sur la fonctionnalité du réseau écologique
2. l’impact des infrastructures sur la fragmentation et le fonctionnement de la trame verte et bleue
3. la mise en valeur et la préservation des espaces d’interface
4. l’abandon des terres agricoles les moins productives
5. la banalisation des structures éco paysagères agricoles et forestières
6. l’accompagnement du développement des énergies renouvelables
7. l’intégration de la biodiversité dans toutes les politiques publiques et leur gouvernance
8. le changement climatique et son impact sur la biodiversité.