Ecophyto R&D : une étude pour évaluer les marges de progrès en matière de limitation de l’usage des pesticides
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Publié le 13 avril 2010 à 10h01.
La réduction de l’usage des pesticides est une demande forte des citoyens et une priorité du gouvernement inscrite dans la loi de programmation relative au Grenelle environnement. La loi fixe l’objectif de réduire de moitié l’usage des produits phytopharmaceutiques en dix ans en accélérant la diffusion de méthodes alternatives sous réserve de leur mise au point. Cette ambition s’est traduite par la mise en oeuvre du plan Ecophyto 2018.
La réduction de l’usage des pesticides est une demande forte
des citoyens et une priorité du gouvernement inscrite dans
la loi de programmation relative au Grenelle environnement.
La loi fixe l’objectif de réduire de moitié l’usage des produits
phytopharmaceutiques en dix ans en accélérant la diffusion
de méthodes alternatives sous réserve de leur mise au point.
Cette ambition s’est traduite par la mise en oeuvre du plan
Ecophyto 2018.
Afin d’évaluer les possibilités techniques et les impacts économiques
de la réduction de l’usage de pesticides pour les principales
cultures et construire des scénarii nationaux de réduction de
l’usage des pesticides, les ministères du Développement durable
et de l’Agriculture ont confié à l’Inra l’organisation de l’étude Ecophyto
R&D.
Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a clôturé
jeudi 28 janvier 2010 le colloque « Ecophyto R&D », dont
l’objectif était de présenter et de débattre des résultats de l’étude
pour en tirer les enseignements pour l’action publique.
Les travaux de cette étude montrent qu’une réduction de l’ordre
de 30% du recours aux pesticides serait possible, avec des changements
de pratiques substantiels, sans perte de marges pour les
agriculteurs dans un contexte économique analogue à celui de
l’année 2006, mais avec une diminution des volumes de production
(5 % environ en moyenne). Les grandes cultures joueraient un
rôle majeur dans cette réduction. Pour ces filières, des réductions
de l’ordre de 40 % du recours aux pesticides sans réduction de
marge seraient possibles.
L’étude permet d’identifier des leviers d’action à même de permettre
une réduction des utilisations de produits phytosanitaires
via la conception, la diffusion et l’adoption de systèmes de culture
économes en pesticides.
A cet égard, l’étude met en lumière l’importance de la mise en
place d’un réseau de 3 000 fermes références, d’expérimentation
et de démonstration, permettant d’assurer la collecte et la diffusion
de données sur les systèmes agricoles à bas intrants, décidée
dans le cadre du Plan Ecophyto 2018.
Cette étude montre également que l’effort de recherche agronomique
et d’expérimentation sur les itinéraires à bas intrants doit
être maintenu dans les années qui viennent. Le financement des
travaux de recherche et d’expérimentation fera donc l’objet d’une
attention toute particulière dans le cadre du plan Ecophyto 2018.
Pour Chantal Jouanno : « l’étude Ecophyto R&D nous donne aujourd’hui
des éléments pour affirmer qu’une réduction de l’utilisation
de l’ordre de 30% des pesticides est possible, sans pénaliser
le revenu des agriculteurs. Certes, elle suppose de faire preuve
d’innovation : c’est une invitation à replacer l’agronomie au coeur
de l’agriculture durable. Nous accompagnerons les acteurs agricoles
dans cette démarche. »
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