« Il ne peut y avoir une écoconception durable que si celle-ci est économiquement viable »
Alexandre Fourmond, directeur marketing produits et distribution, LG /
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Publié le 18 août 2010 à 12h55.
/ actualisé le 21 mars 2011 à 11h20.
indéniablement la production de nos produits prend la plus grande part des émissions des gaz à effet de serre, parfois jusqu’à 80% en fonction des typologies produits. C’est pourquoi LG, dès le départ, s’est concentrée sur l’amélioration des sites de production afin de mettre en oeuvre le plus tôt possible les actions correctrices nécessaires pour préserver l’environnement et l’utilisation des ressources.
Comment s’est
construite la politique
de développement durable
du groupe ?
« LG s’est engagé depuis
longtemps dans
une véritable politique
de développement durable.
La création du
premier comité environnemental
date de 1992.
A compter de cette
date, les décisions liées
à toute implantation
d’une usine doivent être
validées par ce comité
car la fabrication de nos
produits était la première et la plus importante source de pollution
et de consommation de ressources, recyclables ou non, identifiée.
Dès 1995, LG reçoit la norme Iso 14001. La problématique de
la production abordée et toujours en amélioration à ce jour, LG
s’est attaqué à un point essentiel du cycle de fabrication d’un produit
: le design. J’entends par là l’écoconception. Il faut revoir en
intégralité la façon de concevoir un produit : son châssis, ses composants,
les matériaux, la rapidité de montage et démontage,
la standardisation des pièces…. En parallèle débute la recherche
de matériaux recyclables que nous pourrions intégrer et réintégrer
dans nos produits ainsi que toute innovation leur permettant
de diminuer leur consommation d’énergie. Notre production étant
mondiale, les normes imposées, RoHS, Reach, …, par les différentes
régions dans le monde nous obligent à nous positionner sur
les plus restrictives. Mais la volonté de LG est d’aller plus loin dès
que cela est possible.
Le processus d’amélioration de la fabrication et des produits est
lancé. Un nouveau chantier s’ouvre, la collecte et le recyclage des
produits. Chaque filiale dans chaque pays a pour mission de participer
activement, voire d’initier des actions afin de mettre en place
en association avec d’autres fabricants les organismes de collecte
et de recyclage. En France, LG est ainsi devenu cofondateur d’Eco-
Systeme et continue aujourd’hui sa mission comme membre du
conseil d’administration. LG associe également son personnel dans
l’élimination du gaspillage au quotidien afin d’améliorer notre comportement
face à l’environnement et à l’utilisation de nos ressources.
Chaque année, à l’échelle mondiale, est organisé un concours sur
le thème « Waste Elimination ». Ceux sont des centaines de dossiers
qui sont examinés et les vainqueurs sont récompensés en fin
d’année. Au travers de toutes ces actions, c’est toute l’entreprise qui
se mobilise au quotidien pour atteindre les objectifs environnementaux
que s’est fixés LG avec un premier aboutissement important
en 2019 : 100% de nos produits seront recyclables sortant d’usines
bien intégrées dans leur environnement. »
Le bilan carbone de votre activité, et l’analyse du cycle de vie
de vos produits ont-ils déterminé les postes les plus émetteurs
de Ges ?
« Indéniablement la production de nos produits prend la plus grande
part des émissions des gaz à effet de serre, parfois jusqu’à 80%
en fonction des typologies produits. C’est pourquoi LG, dès le départ,
s’est concentrée sur l’amélioration des sites de production
afin de mettre en oeuvre le plus tôt possible les actions correctrices
nécessaires pour préserver l’environnement et l’utilisation des ressources.
»
Des exemples d’actions visant à réduire l’impact de vos produits
et de vos activités sur l’environnement ?
« Tout d’abord nos produits sont conformes à toutes les réglementations
en vigueur. Cela peut sembler évident, mais il est
bon de le rappeler. Comme expliqué précédemment, les emplacements
de nos nouvelles usines depuis 1992 ont tous été très
étudiés. Nous avons, par exemple, été amenés à déplacer l’implantation
d’un site de fabrication au Brésil d’une cinquantaine
de kilomètres car le lieu de départ conduisait à la destruction
d’une essence d’arbres rare. L’emplacement définitif a finalement
permis aussi de se rapprocher d’une voie navigable et d’utiliser
le transport fluvial, ce qui a également diminuer l’utilisation de
camions beaucoup plus générateur de CO2. Pour les produits
l’écodesign a permis, par exemple, de diminuer sur nos plasmas
50’’ en trois ans, le besoin en plastique de 5,8 kg le réduisant
à 1,69 kg. L’intégration des nouvelles technologies avec l’arrivée
du Led pour le rétroéclairage de nos dalles Lcd, à permis
de remplacer les lampes contenant du mercure, de plus, moins
consommatrice d’énergie, le Led nous permet de réduire jusqu’à
70% le besoin en électricité. Effet secondaire positif, les Led prenant
moins de place, cela permet un design très fin des produits
les rendant plus compacts et plus légers. Conséquence : nous
pouvons doubler le nombre produits transportés dans un même
camion. Dans le gros électroménager, l’introduction de la vapeur
dans les lave-linge, et bientôt les lave-vaisselles, permet d’économiser
jusqu’à 12 litres d’eau par cycle. Je pourrais vous citer
un nombre très important d’exemples. LG est aujourd’hui tournée
vers l’avenir et a pleinement conscience de l’importance de participer
à cet effort commun de rendre plus écologique tous nouveaux
produits qui devront sortir d’usines définitivement tournées
vers un environnement durable. »
Le bénéfice environnemental de l’écoconception de vos équipements
a-t-il une incidence sur les coûts économiques du
groupe?
« Améliorer la fabrication, être certifié Iso 14001, faire évoluer ses
produits alors que le consommateur n’est pas encore prêt à véritablement
mettre la main au portefeuille pour payer le surcoût d’un
produits 100% « vert », oui cela a un coût. Ce coût, LG est prêt à
en supporter la charge dans un cadre raisonnable et raisonné qui
ira en s’accroissant au fur et à mesure que le consommateur sera
prêt à contribuer à cet effort. Il ne peut y avoir une écoconception
durable que si celle-ci est économiquement viable. »
Enfin, parmi les actions menées quelles ont été les plus difficiles
à mettre en oeuvre et les plus porteuses de résultat ?
« Il n’est pas possible d’identifier une seule action. Le plus difficile
à mettre en oeuvre est la coordination de toutes ces actions qui
doivent mener au produit final afin que celui-ci puisse ressusciter
plusieurs fois sous diverses manières dans des usines intégrées
dans leur environnement. Les matériaux, la technologie, les ressources,
les besoins, la réglementation, l’économie, … tout bouge
constamment et il nous faut anticiper tous les jours pour, à la fois,
répondre à l’attente de nos clients, à son pouvoir d’achat, mais
également au marché et à sa compétitivité. C’est un savant dosage
qui nécessite une grande virtuosité dans toutes nos décisions
au quotidien.. »
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