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La Communauté de Communes du Val d’Ile vise à devenir un territoire à énergie positive

Comité de Liaison Energies Renouvelables / lu 323 fois
Publié le 4 janvier 2012 à 13h53. / actualisé le 5 janvier 2012 à 10h53.

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La Communauté de Communes du Val d’Ile s’est engagée à devenir un territoire à énergie positive à l’horizon 2 030. Cela implique de réduire drastiquement les consommations d’énergie dans le bâti public et privé, l’éclairage public, la mobilité, tout en substituant aux énergies fossiles l’usage de productions renouvelables.

Le projet phare consiste en l’installation d’une centrale photovoltaïque de 4,5 MW associée à une réelle activité agricole biologique.

Afin de confirmer sa volonté, le Val d’Ile, en tant que territoire et structure de soutien aux communes qui la composent, mais aussi l’ensemble des dix communes individuellement, se sont engagées auprès de la Commission européenne à réduire de plus de 20 % leurs émissions de CO2 d’ici à 2020 en signant la Convention des Maires. L’engagement implique la préparation d’un bilan des émissions de CO2, la soumission d’un plan d’action à la Commission, l’adaptation des structures décisionnelles de la collectivité et l’allocation de ressources humaines suffisantes, et enfin la mobilisation de la population.

Avec Rennes Métropole, le Val d’Ile a été l’une des premières collectivités françaises à s’impliquer dans une telle dynamique territoriale, selon un modèle promu et soutenu par l’Europe, et déjà largement déployé en Espagne et en Italie. Le Val d’Ile a également décidé de mettre en oeuvre un Plan Climat Energie Territorial (PCET) volontaire afin de définir un cadre et une stratégie cohérente et globale, mais aussi d’intégrer les autres gaz à effet de serre à la réflexion (protoxyde d’azote et méthane en particulier) afin de comprendre et gérer le rôle et l’impact de l’agriculture, des forêts et des prairies naturelles sur le changement climatique. Depuis plusieurs années, la communauté de communes mène une politique de valorisation de l’agriculture biologique sur son territoire, en s’appuyant en particulier sur la restauration collective, notamment dans les écoles (initiative « manger bio en restauration collective » depuis 1999). Elle accompagne les mutations des pratiques agricoles, et intervient pour le maintien et la création de nouvelles exploitations agricoles.

Dans une logique complémentaire, le Val d’Ile encourage et soutient la mise en avant des productions engagées dans des démarches de circuits courts avec, en particulier, la mise en réseau des derniers commerces alimentaires ruraux avec les maraîchers locaux, favorisant ainsi les circuits courts de commercialisation. Concernant la production d’énergie renouvelable, la communauté de communes travaille à un bouquet énergétique propre aux atouts et contraintes de son territoire. En particulier, le territoire du Val d’Ile n’est pas propice au développement du grand éolien, du fait de la densité d’habitats et d’un plafond militaire aérien. Le projet phare du Val d’Ile consiste en l’installation d’une centrale photovoltaïque de 4,5 MW associée à une réelle activité agricole biologique (activité pressentie : production volailles bio). L’investissement au capital de la centrale sera ouvert aux citoyens à hauteur de 5 %. La volonté est de créer une activité agricole viable pour le porteur de projet et participant à la production biologique locale, à travers un partenariat entre un groupement d’agriculteurs et l’opérateur de la centrale. Poussant plus loin la réflexion, le Val d’Ile mettra à disposition une partie des terres agricoles à vocation biologique dont elle est propriétaire afin de permettre la production de l’alimentation des volailles en céréales biologiques locales. Le Val d’Ile est devenu producteur de plaquettes bocagères et développe un programme important de replantation des haies dans le cadre du programme Breizh Bocage (objectif de 80 km de haies en 4 ans – actuellement 22 km réalisés), dont la fonction ne résume pas à l’enjeu énergétique, mais l’intègre.

Le développement des filières bois bûches et bois granulés est en cours. Ces combustibles alimenteront les chaufferies bois du territoire. Parmi les autres actions et projets : la promotion du solaire thermique, notamment par l’exemplarité via les bâtiments publics et la sensibilisation, le développement du solaire photovoltaïque « décentralisé », la mise en place d’une filière méthanisation, l’étude des technologies du petit éolien en vue d’un possible déploiement… Pour plus d’informations, consulter le rapport d’activités 2 010 du Val d’Ile.

retrouvez tous nos dossiers et éco-expériences en cliquant ici

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