Les enjeux français et mondiaux de la mobilité électrique
Réaction de l’Avere /
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Publié le 15 septembre 2011 à 08h18.
/ actualisé le 15 septembre 2011 à 09h47.
Cet été, quelques rapports et articles, renforcés par leurs échos médiatiques, ont semé le doute ou le discrédit sur les véhicules électriques semblant vouloir démontrer leur aspect marginal ou leur dangerosité potentielle. Ces dossiers, globalement sévères, sont toutefois partiellement utiles et intéressants. Leurs analyses sont cependant incomplètes ou erronées, voire parfois motivées par des considérations d’ordre personnel et partisan. L’Avere-France, association professionnelle représentant l’ensemble des parties prenantes de la mobilité électrique depuis plus de 30 ans, a souhaité s’exprimer concernant plusieurs contrevérités peu constructives et préjudiciables à une filière à forts enjeux écologiques, industriels, économiques et sociétaux.
L’émergence de la mobilité électrique est planétaire. La quasi-totalité des constructeurs automobiles mondiaux s’engage dans de colossaux investissements partout dans le monde, en particulier en matière de R & D, d’expérimentation et de sécurité. Un tel virage ne se décide pas et ne se prend pas à la légère. Il est un signe des temps, une dynamique irréversible.
Il traduit une véritable prise de conscience écologique mondiale assortie de l’inéluctable nécessité de diminuer notre dépendance vis-à-vis du pétrole. Les technologies françaises et l’implication des pouvoirs publics sont au rendez-vous. C’est un fort enjeu industriel pour la France.
Les approximations et attaques contre les véhicules électriques mettent en exergue leurs potentielles lacunes et leurs hypothétiques dangers, sans en montrer les avantages considérables. Ces allégations, parfois ciblées sur un seul constructeur automobile, rejaillissent sur l’ensemble de l’industrie de la mobilité électrique française et ce, au moment où l’industrie mondiale, en particulier asiatique, est dans les « starting blocs ».
Dans ce virage mondial, aucun acteur n’a intérêt à faire preuve de légèreté, surtout pas en matière de sécurité. L’ensemble des parties prenantes de la filière s’est mobilisé pour identifier les risques potentiels et les pallier, soit techniquement soit par le biais de création ou d’évolution de réglementations. Le rapport de l’Utac et de l’Ineris, rassemblant des données sur les questions de sécurité, est donc particulièrement opportun, même si certaines analyses appellent quelques commentaires. Il est regrettable que certaines conclusions soient basées sur des données théoriques sans que soient achevées les expérimentations en cours.
L’Avere-France considère comme primordiale la maîtrise des risques présentés par les nouvelles technologies, mais elle se doit de dénoncer toute simplification outrancière, même dans le cadre du principe de précaution.
Et en tant que structure récemment proposée par le Sénateur Louis Nègre pour être l’interlocuteur des pouvoirs publics sur les véhicules électriques et hybrides, l’association aurait apprécié qu’un dialogue s’engage, permettant des éclairages d’experts et des propositions constructives en lieu et place d’éléments à charge. Rassemblant un réseau d’experts reconnus, l’Avere-France possède en grande partie les réponses à certaines interrogations…
D’autres informations générales ou expertes sont en ligne sur le site internet de l’Avere-France : www.france-mobilite-electrique. org. Néanmoins, ressentant vivement la nécessité de collaborer de façon constructive, l’Avere-France propose des travaux communs pour résoudre les éventuels freins et, pour oeuvrer efficacement à cette belle aventure industrielle et sociétale. L’association se met donc à la disposition de tous ceux qui recherchent des informations et précisions sur la question des véhicules électriques et hybrides pour les aider dans leurs investigations.
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