Lycée Germaine Tillion/ Un lycée HQE au Pays de l’Arbresle
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Publié le 17 février 2011 à 10h53.
/ actualisé le 21 mars 2011 à 10h55.
Michel Maurice, architecte associé de l’Atelier Arche, a achevé en 2008, la construction du Lycée Germaine Tillion.
Inauguré en mars 2009, le lycée Germaine Tillion accueille aujourd’hui 900 élèves, du personnel enseignant et administratif. Il répond aux enjeux de la qualité environnementale. Au terme de deux ans de rôdage, il fonctionne à plein régime aujourd’hui et Michel Maurice est en mesure de dresser un « retour d’expérience » sur ce projet « urbain » édifi é dans un paysage rural.
Contexte politique, économique et social
Depuis 2004, Jean Jack Queryanne, président de la Région Rhône-Alpes, mène une politique ambitieuse d’éco responsabilité qui repose sur un « plan énergie » dans les lycées et le changement de comportements des principaux acteurs de l’enseignement. Jean Jack Queyranne veut que les meilleures conditions soient réunies pour réussir la formation des jeunes et rendre accueillants les lycées : qualité architecturale des établissements, insertion dans le tissu urbain, fonctionnalité et la qualité des interventions de maintenance. La Région Rhône-Alpes a proposé de construire un lycée d’enseignement général sur le terrain des Grands Champs à la jonction des communes de Sain Bel, de l’Arbresle et de Savigny pour désengorger le lycée de Charbonnières dans le cadre de la réorganisation du réseau des établissements du 5e arrondissement de Lyon et de Tarare. Ce projet s’intègre également dans une opération d’aménagement plus vaste menée par la communauté de commune du Pays de l’Arbresle comprenant à terme parkings, gymnase, terrain de sport, centre nautique et boulodrome.
Le site
Situé entre les Monts du Lyonnais (à l’est) et les Monts du crêt d’Arjoux (à l’ouest), le lycée de l’Arbresle fait face à la colline des Grand Fonds où Le Corbusier a érigé le Couvent de Sainte-Marie de la Tourette. Les deux constructions se font face, sont co-visibles. La situation du site permet d’embrasser l’horizon à 180 °. La parcelle est de 21 000 m2. La surface du bâti est de 10 000 m2 SHON et les espaces extérieurs représentent 14 500 m2. Le site présente une déclivité de plus de 5%. Le lycée, orienté au sud, est construit sur la courbe de niveau la plus haute, protégé des vents, en accord avec l’ensoleillement, les précipitations, les sécheresses et la luminosité ce qui infl échit le bilan énergétique. Sur la limite basse du terrain, sept maisons mitoyennes, en duplex, sont orientées au sud principalement et à l’ouest.
Le projet
Le lycée Germaine Tillion est fait de plusieurs bâtiments à l’instar des fermes de la région. C’est un grand bâtiment jaune avec des fenêtres aux menuiseries et volets en bois roux. On a l’impression qu’il a toujours été là. Michel Maurice a conçu un bâtiment qui apporte confort d’usage, sérénité et suscite la soif d’apprendre. Souple, modulaire, séquentiel, très étendu (pas plus d’un étage) pour ne pas bouleverser, trop marquer l’identité paysagère, le projet se déplisse sur le site. L’architecte a opté pour la modularité et l’horizontalité considérant qu’il n’était pas adéquat de réunir dans un même bâti des locaux aux fonctions, aux dimensions et exigences très différentes (self, cuisines, salles de cours, labos, bibliothèque, bureaux administratifs, salles des professeurs, locaux techniques…) Il a dissocié les structures permanentes (bâtiments d’enseignement) des locaux techniques situés en rdc pour faciliter la gestion des évolutions techniques futures, minimiser les coûts de transformation et les impacts environnementaux. Pour lui, la modularité renforce la durabilité du projet..
lieu : Sain Bel (69) surface : 10 000 m2 shon espaces extérieurs : 14 527 m2 coûts des travaux : 15 M € HT maître d’ouvrage : Région Rhône Alpes – maître d’ouvrage mandaté : SERL équipe de maitrise d’oeuvre : Atelier Arche, Michel Maurice. bureau d’études : THEL- ETB, E2CA (économiste) THELETB (fl uides) Arcadis (structures), Safège ( VRD), Génie Acoustique (acoustique) paysagiste : P. Pionchon. calendrier : chantier : concours : 2004 livraison : 2008. 1% artistique : Les arbres de Matali, Matali Crasset.
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