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Passage à l’heure d’été : des impacts énergétiques réels

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Publié le 8 avril 2010 à 17h28.

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Une nouvelle étude commandée par l’Ademe confirme les bénéfices réels du changement d’heure en termes d’économies d’énergie et d’émissions de CO2. Le changement d’heure s’inscrit parmi les mesures qui permettent de limiter les consommations énergétiques et de lutter contre le réchauffement climatique. Plus l’usage de produits et d’appareils à forte efficacité énergétique se généralisera...

Une nouvelle étude commandée par
l’Ademe confirme les bénéfices réels du
changement d’heure en termes d’économies
d’énergie et d’émissions de CO2.
Le changement d’heure s’inscrit parmi
les mesures qui permettent de limiter les
consommations énergétiques et de lutter
contre le réchauffement climatique. Plus
l’usage de produits et d’appareils à forte efficacité
énergétique se généralisera, moins
les bénéfices énergétiques de ce dispositif
seront réels. Il garde de ce fait aujourd’hui
toute sa pertinence.
Un gain confirmé et pérenne sur l’éclairage
et le thermique
En 2009, le gain sur l’éclairage obtenu grâce
au changement d’heure est de l’ordre de
440 GWh, soit l’équivalent de la consommation
en éclairage d’environ 800 000 ménages.
Grâce à ces économies, l’émission
de 44 000 tonnes de CO2 a ainsi été évitée.
On considère en effet que, pour cet usage,
1 kWh consommé produit 100 grammes de
CO2, l’éclairage faisant appel à des moyens
de production électrique en partie carbonés.
Historiquement, le gain sur l’éclairage diminue
pour plusieurs raisons : évolution
des équipements avec l’introduction progressive
de lampes basse consommation,
éclairage public calé sur la nuit « solaire ».
Néanmoins, à l’horizon 2030, les économies
d’énergie engendrées par le régime
d’heure d’été subsisteront même si le gain
aura encore diminué grâce au développement
de technologies d’éclairage toujours
plus performantes dans l’habitat. Il devrait
alors atteindre 340 GWh.
En ce qui concerne les usages thermiques
- chauffage et climatisation - même si les
économies liées au changement d’heure
restent modestes et difficiles à évaluer aujourd’hui
(sur la climatisation tertiaire : de
l’ordre de 70 GWh), un gain de 130 GWh
pourrait être attendu en 2030 à condition
que des systèmes de régulation automatique
- thermostat ou régulation horaire
- soient installés pour respecter les
consignes de température.
En tenant compte de ces données, on estime
qu’en 2030, la réduction globale des
émissions due au changement d’heure
pourrait être de 70 000 à 100 000 tonnes
de CO2.
Une réduction de la demande en électricité
qui soulage le réseau
En avril, les pics de consommation, même
s’ils n’atteignent pas les niveaux d’hiver,
sont un enjeu important pour le système
électrique. En effet, c’est au printemps et
à l’automne, en raison des variations climatiques
propres à ces saisons que des
risques élevés de marges insuffisantes
de puissance sont observés; ces pics de
consommation nécessitant alors le relais
de centrales thermiques, fortement émettrices
de CO2. Ce phénomène se produit
notamment en Bretagne ou en région Paca
où des pics de consommation d’énergie
surviennent fréquemment le soir. Le changement
d’heure a ainsi permis en 2009 une
diminution de 3,5 GW de la puissance appelée
à 19h. En 2030, cet avantage resterait
en moyenne de l’ordre de 2 GW.

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