Point de vue des conducteurs
Mobilité urbaine /
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Publié le 4 janvier 2012 à 16h34.
/ actualisé le 5 janvier 2012 à 10h47.
« Au cours des 12 derniers mois, 35 % des sondés ont changé de moyens de transports pour se rendre au travail ou à l’école et 45 % d’entre eux ont opté pour les transports publics. »
IBM a publié les résultats de l’édition 2 011 de l’IBM Commuter Pain Survey, une enquête visant à évaluer la pénibilité des déplacements urbains quotidiens dans 20 villes internationales, parmi lesquelles Paris. Cette nouvelle étude révèle une surprenante dichotomie : alors que les trajets journaliers semblent devenir plus supportables avec les années, le nombre de plaintes des conducteurs atteint des sommets.
L’étude dans les grandes lignes
• 8 042 personnes interrogées dans 20 villes mondiales réparties sur 6 continents.
• 14 des 15 villes étudiées en 2010 et en 2011 témoignent d’une amélioration des conditions de circulation.
• Paradoxalement, dans le même temps, les conducteurs affirment avoir ressenti une augmentation du stress et de la frustration liés à leurs trajets quotidiens.
• 41 % des personnes consultées pensent qu’une amélioration des transports publics aiderait à réduire leur niveau de stress.
• L’amélioration du trafic est plus perceptible dans les économies émergentes que dans les économies plus développées.
L’étude met en évidence la plus grande volonté des populations à utiliser les transports publics et les technologies pour diminuer la congestion des transports.
- 41 % des sondés pensent qu’une amélioration des transports publics permettrait de réduire le niveau de congestion du trafic routier.
- Au cours des 12 derniers mois, 35 % des sondés ont changé de moyens de transports pour se rendre au travail ou à l’école et 45 % d’entre eux ont opté pour les transports publics.
- Cette tendance est encore plus forte dans les villes des pays émergents telles que Nairobi, Mexico, Shenzhen, Buenos Aires ou Pékin.
Si elle se confirme, elle permettrait de contenir l’explosion du trafic liée à l’augmentation de la population et à l’urbanisation galopante de ces régions. Par ailleurs, l’étude note une nette augmentation du nombre d’individus affirmant que le trafic routier s’améliore depuis trois ans. Mais parallèlement, les personnes interrogées assurent que le trafic routier les stresse et les énerve d’avantage que l’année passée et que cela affecte négativement leurs performances à l’école ou au travail.
Zoom sur Paris
Pour la ville de Paris, l’IBM Commuter pain Survey met en lumière le fait que les parisiens ne conduisent pas autant qu’on pourrait le croire. En effet, on ne compte que 25 % de parisiens qui se rendent seuls en voiture à leur travail où à l’école, Il s’agit du taux le plus faible constaté dans les 20 villes étudiées, en baisse de 32 % par rapport à l’année dernière. Paris est également la ville dans laquelle les individus marchent le plus lors de leurs déplacements quotidiens : 11 % des personnes interrogées contre 4 % pour l’ensemble du panel. Trente et un pour cent des parisiens sondés affirment avoir changé leur mode de transport au cours de l’année précédente : près de la moitié (49 %) prend plus souvent les transports en commun, 32 % se déplacent plus souvent en covoiturage et 20 % travaillent plus régulièrement de chez eux.
Pourquoi de tels changements de comportements ?
Pour des raisons simples : 48 % des parisiens interrogés pensent que les conditions de trafic se sont détériorées au cours des trois dernières années et 62 % sont restés coincés au moins une heure dans un embouteillage sur cette période. Les embouteillages à Paris ou en région parisienne sont d’ailleurs les plus longs d’Europe, avec une durée d’attente moyenne de près d’une heure et demie… Pour autant, comparés aux conducteurs des dix-neuf autres villes étudiées, les conducteurs parisiens ne sont pas les plus à plaindre puisque Paris se situe à la 13e place des villes offrant les trajets quotidiens les plus pénibles. En outre, les parisiens semblent prendre d’avantage de mesures écologiques pour aider à réduire la pollution de l’air puisque 14 % d’entre eux ont opté pour des voitures plus économes contre 9 % l’année dernière.
L’IBM Commuter pain Le but de l’IBM Commuter Pain Survey est d’améliorer la compréhension du comportement et des attitudes des conducteurs. Une meilleure compréhension de ces comportements pourrait en effet aider les villes à développer une approche plus globale de leurs systèmes de transports en considérant l’ensemble des éléments pouvant impacter le trafic.