Retrouvez la fondation pour la Nature et l'Homme à Durban à partir du 6 décembre
17e Conférence internationale sur le climat /
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Publié le 6 décembre 2011 à 17h31.
Reconnue par l'ONU comme ONG obsevatrice, la Fondation pour la Nature et l'Homme, présidée par Nicolas Hulot, sera représentée à la 17e Conférence internationale sur le Climat par Benoit Faraco, porte-parole de la FNH. Pour la 5e année consécutive, Benoit Faraco portera lors de ce sommet les propositions de la FNH et y défendra ses positions. Sa présence est motivée par 3 enjeux :
- La ratification d'une seconde période d'engagement du protocole de Kyoto
Pour la FNH, ce 17e sommet sur le climat doit donner les moyens de « sauver » le protocole de Kyoto qui expire en 2012. La ratification d'une seconde période d'engagement 2013-2020, avec une révision des objectifs en 2015 au moment de la publication du 5e rapport d'analyse du GIEC est indispensable. Le protocole de Kyoto reste le seul traité environnemental contraignant qui marque l'engagement des pays industrialisés dans la transition énergétique.
- L'amplification de l'effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020
« Sauver » le protocole de Kyoto ne suffira pas, il est également indispensable d'amplifier l'effort de réduction des émissions pour que chaque pays industrialisé ait un objectif se situant dans la fourchette des -25% à – 40% recommandée par la communauté scientifique. L'UE se doit de prendre le leadership sur les négociations en s'engageant à réduire ses émissions de -30% d'ici 2020 et la France doit rattraper son retard en adoptant à minima un objectif de – 25%.
- Le développement des financements innovants pour abonder le fonds vert crée à Cancun
La FNH estime qu'il est primordial de développer la solidarité avec les pays du Sud et en particulier les pays africains qui sont depuis plus de 10 ans les laissés-pour-compte de la négociation. Il faut pour cela trouver de nouvelles sources de financements. Sur ce point, la FNH attend :
- La mise en place d'une taxe sur les transactions financières internationales en partie affectée à la lutte contre le changement climatique.
- La mise en place d'une taxe sur le transport maritime international incluant un mécanisme de redistribution pour les pays les plus vulnérables.
- Des engagements clairs des pays industrialisés sur la poursuite du financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays du Sud après 2012, afin de ne pas compromettre les premières actions déjà mises en place.
- La définition de règles de gouvernance pour le fonds vert, associant la société civile et mettant l'accent sur l'accès aux financements climat.