Station d’épuration de Digne-les-Bains Le modèle du futur référentiel « Hqe® stations d’épuration »
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Publié le 14 février 2011 à 20h29.
/ actualisé le 21 mars 2011 à 11h16.
La ville de Digne-les-Bains (Alpes de Haute Provence) et la Lyonnaise des Eaux, à travers sa filiale Eaux de Provence, ont posé la première pierre de la future station d’épuration, le 21 janvier 2009.
Cette installation traitera les eaux usées de 35 000 équivalents habitants et intégrera le développement futur des communes de Digne-les-Bains, Champtercier et Marcoux. Digne-les-Bains a signé avec Eaux de Provence, un contrat de concession sur vingt-cinq ans pour la conception, la réalisation et l’exploitation de la nouvelle station d’épuration, dont l’investissement s’élève à 11 M€.
Ce nouvel édifice servira à l’élaboration du référentiel national Hqe® dédié aux stations d’épuration. Cette démarche implique que toute nouvelle construction suive les lignes directrices précisées dans un référentiel défini afin de minimiser ses impacts sur l’environnement. Eaux de Provence et le bureau d’études Oasiis, spécialisé dans respect de la haute qualité environnementale, établissent actuellement ce référentiel. Celui-ci sera ensuite utilisé par l’organisme certificateur Certivea, afin de valider les démarches Hqe® des nouvelles stations d’épuration. A Digne, une construction compacte a été privilégiée, limitant les impacts environnementaux au-delà des normes imposées par la réglementation. La nouvelle station s’intégrera ainsi dans son environnement, une forêt mitoyenne. Elle sera équipée de 140 m2 de capteurs photovoltaïques et d’un dispositif enterré de récupération d’eau de pluie pour le nettoyage des équipements.
Traitement biologique et serre solaire
Afin d’épurer les eaux usées, la station sera dotée d’un traitement biologique de type « boues activées ». Il permettra d’éliminer la pollution carbonée, les pollutions azotées et phosphorées. Afin de diminuer leur transport et les émissions de CO2, les boues seront séchées sur place et transformées en granulés dans une serre solaire de 1 400 m2. Leur volume sera ainsi divisé par cinq. Le projet comprend également un traitement tertiaire (filtration combinée à une désinfection) afin d’obtenir une eau de qualité qui pourra servir à l’arrosage des espaces verts de la station d’épuration et du golf voisin, préservant ainsi les ressources locales en eau potable.
Un chantier qui minimise les nuisances
Lors de la phase de construction, le projet prévoit de limiter les impacts sur l’environnement. Les matériaux utilisés seront stockés dans une zone étanche et à l’abri des intempéries afin d’éviter des écoulements de polluants dans le milieu naturel. L’huile utilisée pour le fonctionnement des engins de chantier sera de qualité alimentaire au lieu d’être minérale. Les déchets seront triés sur place tout au long du chantier, et valorisés en fonction des filières. Lors de l’opération de démolition des ouvrages de la station d’épuration actuelle, les matériaux extraits seront triés et les gravats pourront être enfouis afin de combler le vide laissé par l’excavation des fondations de l’ancienne station d’épuration. Cela permettra de réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2 inhérentes aux frais d’évacuation de ces gravats et d’apport de remblais. Enfin, une attention toute particulière est portée à la préservation de la biodiversité, la station étant construite dans une zone naturelle qui abrite deux espèces animales protégées : la grenouille rieuse et le papillon de Mars.
Coût de l’investissement
11 000 000 € HT
Financements
en attente de délibération
Acteurs principaux
Maître d’ouvrage : ville de Digne-les-Bains
Concessionnaire et maître d’ouvrage délégué
Eaux de Provence
Assistance à maîtrise d’ouvrage : Safege
Assistance à maîtrise d’ouvrage HQE : Oasiis
Conception, construction, équipement : Degrémont
Génie civil : Stam
Architectes : MVMS architecture
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