La planète Terre est l’hôte de 7 milliards d’humains depuis fin d’octobre 2011. Les nouvelles projections des Nations Unies montrent une population mondiale atteindre les huit milliards en 2 025 et plus de dix milliards avant la fin du siècle. Avec des populations stabilisées dans une grande partie des pays industrialisés, ce sont les pays en développement qui composeront l’essentiel de cette croissance. Sur les 2.3 milliards d’habitants supplémentaires en 2050, plus d’un milliard vivra en Afrique subsaharienne et 630 millions sur le souscontinent Indien. Nombre d’entre-eux naîtront dans des endroits où la faim, la pauvreté et la dégradation environnementale, sont déjà un lourd tribut.
“Je soupçonne que le 7 milliardième citoyen est né dans un monde de contradiction. La nourriture abonde, mais encore un milliard de personnes va se coucher chaque nuit avec la faim au ventre “ a déclaré Ban-Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU dans une interview au magazine Time.
Les projections de population des Nations Unies ne nous disent pas comment les problèmes environnementaux créés, comme la raréfaction de l’eau et le changement climatique, peuvent affecter notre capacité à croître. Si nous sommes en mesure de maintenir la civilisation humaine cela dépendra non seulement de notre nombre, mais aussi de la vitesse à laquelle nous consommons les ressources de la Terre et nous produisons des déchets. Au niveau mondial, nous sommes déjà largement en dépassement de la capacité de la Terre, alors même que quelque 1,4 milliard de personnes vivent dans une pauvreté extrême. Supporter l’accroissement de la population humaine du monde se traduira par l’élimination de la pauvreté, par une transition vers une économie en phase avec la terre et la sécurisation de chacun sur le plan de la santé, de l’éducation, et du libre choix de procréer.
Robert Delannoy
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